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Dialogue continental : Présentations et échanges sur des thèmes

Au cours de la deuxième journée de la 5ème édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, plusieurs thématiques ont faits objet de présentations par d’importantes personnalités.

Dialogue continental : l’eau, la paix et la jeunesse au cœur des échanges à Bujumbura

Une ressource vitale à protéger

La cinquième édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, élargie cette année à l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, se poursuit à Bujumbura autour du thème de l’eau, de la paix et du leadership inclusif. Les participants insistent sur la nécessité de protéger l’eau et les infrastructures hydriques, tout en privilégiant l’accès équitable à cette ressource, plutôt que sa militarisation. Cela a été discuté dans un panel animé dans l’après-midi de ce lundi 10 Août 2026. La Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Marie-Chantal Nijimbere, a souligné le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection des ressources, la lutte contre les trafics illicites, la sauvegarde de l’environnement, ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage.

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Le dialogue pour prévenir les conflits liés à l’eau

Face aux risques de tensions autour des ressources partagées, notamment entre communautés frontalières, les intervenants plaident pour des cadres permanents de dialogue associant autorités locales, communautés, forces de défense et de sécurité, femmes et jeunes. La Ministre Marie Chantal Nijimbere a notamment insisté sur l’importance de la concertation autour des ressources hydriques partagées avec les pays voisins, afin de prévenir les conflits entre agriculteurs, éleveurs et autres usagers. L’eau doit ainsi être considérée comme un patrimoine commun au service du développement durable et de la paix.

Une gouvernance fondée sur des règles claires et l’équité

De son côté, le Ministre en charge des Ressources minières, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, Hassan Kibeya, a insisté sur la nécessité de disposer d’un cadre légal clair pour encadrer la production, la distribution et la gestion équitable de l’eau. Il a appelé à définir clairement les responsabilités de l’Etat, des communautés locales et du secteur privé, tout en garantissant la transparence dans l’attribution et l’accès à cette ressource. Il a également plaidé pour une meilleure collaboration entre les institutions chargées de la gestion de l’eau, et pour une participation réelle des communautés dans la conception des projets.

Adapter la gestion de l’eau aux défis climatiques

Les intervenants ont enfin appelé à renforcer les investissements dans les systèmes de collecte et de stockage de l’eau, la protection des bassins versants et l’utilisation des technologies adaptées aux changements climatiques. Le Ministre Hassan Kibeya a souligné que les solutions doivent tenir compte des réalités et des habitudes des populations locales, d’où l’importance de les associer dès la conception des projets.

Dialogue Continental : femmes, paix et sécurité : Le Burundi plaide pour une participation accrue des jeunes femmes

Le deuxième jour de la cinquième édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité en Afrique, a été marqué par des appels à renforcer la participation pleine et effective des femmes, particulièrement des jeunes femmes, dans les processus de paix, de justice et de prise de décision. Cela a été déclaré ce mardi 11 Août 2026 à Bujumbura, lors du deuxième jour du dialogue continental qui a été rehaussé par la présence de la Première Dame du Burundi, Son Excellence Madame Angeline NDAYISHIMIYE. Les activités de cette journée ont vu aussi la participation du Ministre ayant les affaires étrangères dans ses attributions, du Ministre ayant la jeunesse dans ses attributions, de la 2ème Vice-présidente de l’Assemblée Nationale, des femmes Députés et Sénateurs, et bien d’autres hautes autorités du pays.

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La participation des jeunes femmes, un droit et une nécessité

Dans son discours d’ouverture, la Première Dame du Burundi, Son Excellence Madame Angeline NDAYISHIMIYE, a souligné qu’aucune paix durable ne peut être construite sans la participation pleine et effective des femmes, en particulier des jeunes femmes. Elle a rappelé que celles-ci ont longtemps été écartées des processus de paix, alors qu’elles subissent de manière disproportionnée les conséquences des conflits. Selon elle, leur participation aux négociations de paix n’est ni une faveur ni un privilège, mais un droit et une nécessité, les accords auxquels les femmes participent étant plus inclusifs, durables et efficaces. De l’engagement à l’action concrète La Première Dame a appelé à lever les obstacles qui limitent encore l’accès des femmes aux espaces de décision et à renforcer leurs capacités en leadership, médiation et négociation, notamment à travers le mentorat et le partage d’expériences. Elle a également insisté sur l’importance d’un accès effectif à la justice, et de systèmes judiciaires inclusifs capables de protéger les droits des femmes et des filles, de lutter contre les discriminations, et de garantir leur participation aux processus de paix et de réconciliation. De son côté, l’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Liberata Mulamula, a appelé à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité. Elle a relevé la faible présence des femmes dans les négociations de paix et les mécanismes de médiation, tout en soulignant l’importance du mentorat, du leadership féminin et de la transmission des expériences. Pour l’Ambassadeur Liberata Mulamula, la justice et une paix durable nécessitent la participation effective des femmes, ainsi que des mécanismes de responsabilité permettant de ne pas laisser les survivantes de violences sans soutien.

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Dialogue continental : de la parole à l’action, l’Afrique appelée à changer de mentalité

Prof. Désiré MANIRAKIZA : « Les jeunes ne sont pas des marionnettes »

Au deuxième jour de la 5ᵉ édition du Dialogue continental sur la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, le Coordonnateur national du « PAEEJ », Prof. Désiré MANIRAKIZA, a appelé à dépasser les discours et les engagements pour privilégier des actions concrètes. Selon lui, l’Afrique dispose déjà de nombreux instruments juridiques, mais le véritable changement passe par l’action et surtout par un changement de mentalité, aussi bien chez les jeunes que chez les décideurs. Il a exhorté les jeunes à ne plus se considérer comme de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais à s’imposer comme des acteurs capables d’influencer leur propre destin.

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Son Excellence Ambassadeur Edouard BIZIMANA : jeunesse, femmes et organisation au cœur de la transformation

Clôturant les activités de cette édition au nom du gouvernement burundais, le Ministre burundais ayant les Affaires étrangères dans ses attributions, Son Excellence Ambassadeur Edouard BIZIMANA, a insisté sur la nécessité de changer le récit porté sur l’Afrique, et de mettre davantage en valeur ses potentialités. Il a également souligné l’importance de l’organisation des Etats africains pour mieux exploiter leurs ressources et construire un avenir durable. Pour lui, les jeunes et les femmes doivent être considérés comme des acteurs à part entière de la transformation africaine, notamment dans la prévention des conflits, la médiation, la gouvernance et la consolidation de la paix. Le Ministre Edouard BIZIMANA a enfin appelé à transformer les engagements issus du Dialogue en résultats mesurables sur le terrain. Les échanges ont notamment porté sur le lien entre eau, paix et sécurité, ainsi que sur le rôle de la technologie et de l’intelligence artificielle dans la construction d’une Afrique plus inclusive et résiliente. Il a invité les jeunes à acquérir des compétences, à faire preuve d’engagement et d’intégrité, afin de prendre leur place dans la construction de l’Afrique. « Action » a ainsi été le mot d’ordre de cette rencontre, appelée à marquer non pas la fin d’une conférence, mais le début d’une dynamique continue entre dialogue, engagement et résultats concrets.

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Ressources naturelles

L’eau, un pilier du développement et de la sécurité

Les activités de la deuxième journée de la cinquième édition du Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité se sont poursuivies ce mardi 11 août 2026. Au cours d’une session consacrée aux questions de sécurité de l’eau au sein de l’architecture africaine de paix et de sécurité, différents intervenants ont souligné que l’eau constitue une ressource essentielle, mais également un pilier de la paix et de la sécurité sur le continent.

L’eau, c’est la vie

Pour Madame Rachetée Rachel Kombela, chargée de la jeunesse au sein de la CIRGL, la question de l’eau ne concerne pas uniquement le développement. Elle constitue également un enjeu majeur de paix et de sécurité. Selon elle, lorsqu’on parle d’insécurité hydrique, il ne faut pas se limiter à la question de l’accès à l’eau potable. Il faut plutôt considérer l’eau dans son ensemble, notamment celle utilisée dans l’agriculture, l’élevage, les industries, la transformation des produits agricoles, l’assainissement ainsi que la production d’énergie hydroélectrique. Elle a donné l’exemple d’une personne qui dispose d’une bonne idée, d’une terre, d’une entreprise ou d’un commerce, ainsi que de la volonté de travailler. Cependant, lorsque cette personne ne dispose pas de ressources essentielles, notamment l’eau et l’énergie, la production devient difficile et les activités peuvent même, dans certains cas, être complètement paralysées. C’est pourquoi, selon elle, la question de l’eau devrait être placée au cœur des politiques et des stratégies de développement, mais également des programmes visant à promouvoir la paix, la sécurité et la résilience en Afrique.

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L’eau, un pilier de la paix et de la sécurité

Prenant part à cette session, le Ministre burundais en charge de l’Eau et des Mines, Hassan KIBEYA, a remercié l’Union Africaine, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que l’Organisation Internationale de la Francophonie, pour leur engagement constant et pour avoir choisi cette thématique. Le Ministre Hassan Kibeya a souligné le lien étroit qui existe entre l’eau et la paix en Afrique. Selon lui, cette réflexion permet de mieux comprendre le rôle essentiel que doivent jouer les jeunes et les femmes dans la prévention des conflits, la gestion des défis sécuritaires et la construction d’une paix durable. Il a déclaré : « Aujourd’hui, nous ne parlons pas seulement de la pénurie d’eau ; nous parlons de paix, de sécurité et de notre avenir commun ». Le Ministre a également fait savoir que, dans plusieurs régions d’Afrique, l’eau est devenue une question de survie et un facteur déterminant pour la stabilité et la sécurité.

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L’eau au cœur du développement durable

Le Ministre Hassan KIBEYA a insisté sur le fait que le développement du secteur de l’eau doit aller de pair avec l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les domaines du développement. Selon lui, l’eau constitue un pilier du développement durable, puisqu’elle intervient dans pratiquement tous les secteurs d’activités, et contribue à la croissance économique des pays. Le Ministre a ainsi invité les participants à apporter leur contribution au développement du secteur de l’eau, notamment en soutenant les jeunes et les femmes qui, selon lui, jouent eux aussi un rôle déterminant dans la consolidation de la paix et de la sécurité. La jeunesse et les femmes, des acteurs essentiels Le Ministre Hassan Kibeya a enfin appelé les jeunes et les femmes à travailler ensemble et en réseau afin de contribuer davantage à la recherche de solutions aux défis liés à l’eau. Il les a également encouragés à promouvoir et à développer l’utilisation des nouvelles technologies, qui constituent elles aussi un outil important pour renforcer la paix, la sécurité et le développement sur le continent africain.

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