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DISCOURS DE S.E.M L’AMBASSADEUR ALBERT SHINGIRO, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT SUR LE RAPPORT DE LA REUNION CONJOINTE DU COMITE MINISTERIEL SUR LES BAREMES DES CONTRIBUTIONS ET LES CONTRIBUTIONS ET DU COMITE DU F15, A L’OCCASION DE LA 45EME SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL EXECUTIF DE L’UNION AFRICAINE, ACCRA, GHANA, LE 19 JUILLET 2024

Excellence Monsieur le Président ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres et Chers Collègues ;

Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’UA ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Représentants Permanents ;

Distingués Invités, Mesdames et Messieurs,

1)Je m’aligne pleinement au protocole existant pour vous féliciter, Excellence, de la manière avec laquelle vous dirigez nos travaux avec courage et détermination sans aucun signe de fatigue.

2)Permettez-moi, à l’entame de mon propos, d’exprimer mes sincères félicitations à mes collègues de la République d’Angola et la République du Tchad pour ces deux rapports sur les deux sujets intimement liés, à savoir les barèmes des contributions et les contributions et du Comité du F15.

3)C’est avec un grand honneur et un réel plaisir que je prends la parole aujourd’hui, au nom de ma délégation, pour aborder un sujet aussi crucial pour l’avenir de notre organisation continentale en général et la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union Africaine, l’Afrique que nous voulons.

4)Comme vous le savez, le financement de l’Union Africaine est un pilier fondamental pour la réalisation de nos objectifs communs. Il est indispensable pour assurer la mise en œuvre efficace de nos programmes et initiatives, visant à promouvoir la paix, la sécurité, le développement économique et l’intégration régionale sur notre continent. À cet égard, les barèmes des contributions des États membres constituent un sujet de grande préoccupation.

5)Depuis sa création jusqu’à nos jours, l’Union Africaine reste toujours confrontée à des défis significatifs en matière de mobilisation des ressources financières pour son fonctionnement. Pour changer la donne, une contribution équitable et suffisante de tous les États membres est essentielle pour garantir l’indépendance et l’efficacité de notre organisation.

6)Comme vous le savez, la révision des barèmes des contributions vise à assurer une répartition plus équitable des charges financières entre les États membres. Elle doit tenir compte de la capacité économique de chaque pays tout en garantissant que tous les membres participent de manière significative au financement de l’Union. Cette approche équilibrée est essentielle pour renforcer la solidarité africaine et garantir la pérennité financière de notre organisation.

7)La contribution équitable de chaque État membre repose sur plusieurs principes fondamentaux.

8)Premièrement, il est crucial de reconnaître la diversité économique de notre continent hétérogène. Nos pays varient considérablement en termes de taille, de population et de niveau de développement économique et de localisation géographique. Par conséquent, comme aux Nations Unies, les barèmes de contribution doivent être adaptés pour refléter cette diversité et éviter de surcharger les pays à faible revenu.

9)Deuxièmement, il est important de promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances de l’Union Africaine. Il est légitime que les États membres s’assurent que leurs contributions sont utilisées de manière efficace et transparente à travers une gestion financière rigoureuse et des mécanismes de suivi et d’évaluation robustes.

10)Troisièmement, il est crucial de maintenir un engagement politique fort de la part de tous les États membres. Le financement de l’Union Africaine ne doit pas être perçu comme une simple obligation financière, mais comme un investissement dans notre avenir commun. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, est une expression de solidarité et de détermination à construire une Afrique unie, prospère et pacifique.

11)En outre, nous devons explorer des sources de financement alternatives pour réduire la dépendance excessive aux partenaires extérieurs. Les partenariats avec le secteur privé, des revenus générés par les initiatives de développement économique, l’instauration d’une taxe communautaire d’intégration, sont autant de pistes à envisager pour diversifier les sources de financement de l’Union.

12)En conclusion, je tiens à réaffirmer l’engagement de mon pays à soutenir les efforts de l’Union Africaine pour établir des barèmes de contribution justes et efficaces. Ensemble, unis et déterminés, nous pouvons relever ce défi et garantir la pérennité financière de notre organisation et construire une Union Africaine forte, indépendante, prospère, respectée et respectueuse d’autres Nations.

Je vous remercie de votre aimable attention !

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